« Un romancier est un médecin qui ne s'occupe que des incurables. » Le Monde selon Garp, John Irving.

« Un romancier est un médecin qui ne s'occupe que des incurables. » Le Monde selon Garp, John Irving.
Listen : Cloud Connected - In Flames


♠ Je m'appelle Mathylde & j'ai 17 ans_
♠ Je suis d'origines françaises, polonaises, allemandes & anglaises_
♠ J'écris des chansons & des textes depuis que j'ai 8 ans_
♠ Je dessine depuis toute petite_
♠ Je prends des photos depuis la primaire [avec l'appareil photo de ma mère jusqu'à ce que j'ai eu le mien à 12 ans.]_
♠ J'écoute du Rock, Punk, Métal, Blues & Jazz et dérivés depuis le berceau [Mon père est un ex-Punk & ma mère a simplement bon goût.] & maintenant j'y ajoute du Reggae, Ska, Soul & un peu de Classique_
♠ Je suis fascinée & envoutée par le groupe My Chemical Romance mais j'adore bien sûr beaucoup de groupes / chanteurs tels qu'Anti-Flag, Metallica, Iced Earth, In Flames, Billy Talent, Five Finger Death Punch, SOiL, System Of A Down, Guns N' Roses, The Pixies, The Used, ShineDown, Phil Collins, Aerosmith, Diablo, The Sex Pistols ou encore Saez_
♠ Je joue de la guitare depuis 1 an en apprenant seule & aime chanter_
♠ J'ai un piercing au centre de la lèvre inférieure depuis 2oo8_
♠ Je veux d'autres piercings ainsi que des tatouages [Me faire tatouer Unioon-Jack, Rangoon & Tootsie & d'autres.]_
♠ J'ai toujours eu une philosophie spéciale, suis hyper compliquée, culturellement curieuse & assez solitaire_
♠ Je suis vraiment amoureuse de mon Willy [alias Wilfried] avec qui je sors depuis le o7 février 2oo9 [qui est aussi la date d'anniversaire de mon bébé, Unioon-Jack.]_
♠ J'ai un Bulldog anglais ; Rangoon, & 4 chats ; Oscar, Boodku, Foolkan & Boolosh, mais bien plus d'animaux dans le coeur [dont Unioon-Jack & Tootsie, enfants de Rangoon.]_
♠ J'ai seulement 16 mois d'écart avec ma soeur, Dylane_
♠ Je suis totalement amoureuse de la nature & des animaux_
♠ J'apprécie les gens intelligents, cultivés, sensibles, mystérieux, respectueux, avec de l'humour & une grande ouverture d'esprit_
♠ L'humour noir, décalé, cru & cynique m'est succulent_
♠ Je suis également une hyper sensible, une marginale & pourrais même me qualifier d'écorchée vive_
♠ J'ai toujours voulu être un homme_
♠ Mes Dieux Littéraires sont Stephen King, John Irving & H.P. Lovecraft mais j'aime énormément d'écrivains tels que Boris Vian, Fedor Dostoïevski, Virginie Despentes, E. A. Poe, Lolita Pille, Frédéric Beigbeder, Le Marquis de Sade, Charles Baudelaire, Claire Castillon, Steinbeck ou encore Jean-Pierre Cannet_
♠ Je ne bois pas - sauf eau & jus de fruit - & ne fume pas, je suis hors système, de ce côté-là_
♠ J'ai beaucoup de fantômes... Je me les ferai graver à l'ancre sur la peau_
♠ Je veux devenir écrivain, vivre de musique & changer le Monde_

& je suis multi-phobique.

# Posté le vendredi 17 avril 2009 14:01

Modifié le jeudi 21 janvier 2010 00:55

Dépendance, fragilité & cie.

Dépendance, fragilité & cie.
Listen : Empty Corridors - Ben Howard

Postscriptum : Enorme coup de coeur pour Ben Howard ainsi que pour la chanson Camlann de Bohinta [que je ne retrouve nulle part d'ailleurs] que Willy m'a envoyé ♥
& Parce qu'il a les plus beaux yeux que j'ai jamais vu , un regard naturel de vampire_



Journal intime de la misère.

Je ne suis qu'une enfant. Aujourd'hui, les gens armés qui reviennent chaque jour, n'y ont pas manqué. Ils étaient là, ils envoyaient la poussière dans le visages des nôtres. Ils ont forcés les vieux à leur lécher les pieds & leur ont demandé de les suivre en les menaçant avec leurs machines métalliques. J'ai 8 ans, je les ai eu hier à vrai dire. Mon anniversaire fut célébré entre deux coups de fusils. Ils ont emmenés ma soeur & ma tata en les tirant par les cheveux. Ils disaient qu'ils allaient jouer à un jeu amusant, que sans vêtement ça serait plus drôle. Ils forçaient ma mère à regarder tandis que je cachais mes yeux dans mes petites mains salies par la terre, ma mère me serrait le visage dans ces vêtements déchiquetés par les intempéries. Je sentais ses côtes, son ventre creusé contre mes joues, écrasant le bout de mon nez. Je sentais ses larmes couler jusque dans ma propre nuque. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, ça criait dans tous les sens & elle ne voulait pas que je regarde. Je sais simplement qu'elle avait un fusil braqué dans le dos. Depuis que je suis née, je vois des choses dans le genre. On m'a dit que les pays riches nous aideraient jamais & qu'on s'en sortirait pas comme ça. Personne n'a d'argent ici & les autres l'usent pour de nouvelles machines en métal, celles qui envoient des balles qui te trouent la peau jusqu'au sang. J'aimerai bien avoir de ces bouts de papier qui offrent tout, j'ai faim, comme tout le monde ici & nos terres assaillies par l'ignominie & les convictions cruelles des gens armés ne nous permettent plus que de se cramer les pieds. Ca me serre dans mon ventre. Ca brûle & hurle parfois. Mon père m'avait dit qu'il ressentait pareil, que ça s'appelle la peur. Il me l'a dit avant de partir au combat. Ca fait 3 ans mais on a encore espoir qu'il revienne moi & maman. Je ne sais pas où sont parties ma tata & ma soeur. Maman dit que dieu nous aidera. Mais je n'ai jamais rien vécu d'assez costaud & solide pour prouver que la joie pourrait un jour nous atteindre. J'ai 8 ans, je ne crois plus qu'en la mort qui nous guète. Je sais que peut-être demain je vacillerais & laisserai maman seule avec mamie. Parce que c'est comme ça la vie chez nous. Elle est courte & insignifiante. On pleure, on crie, on meurt. & c'est ainsi que ça s'achève. J'aurai aimé vivre dans un pays riche. Il paraît que c'est magique là-bas. Les gens rient, je sais à peine ce qu'un rire procure. Il fait beau & on entend le chant des oiseaux qui nous berce tout le jour, ça changerait des grognements des ventres & du bruit strident des balles dans la chair. Je crois que j'en connais alors plus sur la mort que les enfants de ces pays. C'est triste, qu'ils disent tous. Tout est triste chez nous. La mort elle saigne de toute son âme, elle crie, les larmes éclaboussent comme le sang qui laisse des marques sur nos seuls vêtements. Je tremble un peu, il fait déjà nuit. Un homme rentre chez nous, c'est notre tour.
J'ai 8 ans, demain je serai morte, & le pire, c'est que j'en suis consciente.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:43

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:09

Solitude est mon deuxième prénom.

Solitude est mon deuxième prénom.
Listen : Le cavalier sans tête - Saez

Le titre dit tout. & tout n'est finalement que rien, simplement parce que je ne suis pas grand chose.


Utopie.

Je ne suis plus qu'une utopie. Une onde qui erre salement où le vent la porte. Je voulais finir poussière, me voilà voile transparent d'insignifiance. Je suis si minuscule, le Monde m'effraies. Je tente de ne plus paraître, de raser les murs & de me retirer le plus souvent possible dans la nature, dans l'antre d'une forêt ou les pieds trempant dans les eaux des lacs. Je fuis ce monde, cours & me repose dans l'herbe, dort sous les étoiles la nuit. Rien n'est plus beau que la nature, elle ne porte pas de jugement à ma froideur. Je n'ai pas l'air si transparente quand je m'y colle. Je n'ai pas l'air d'un zombie ni d'un spectre & elle ne me dit pas que je suis trop solitaire. La solitude fait du bien quand on a peur du Monde, elle rassure. J'aimerai quitter cette Terre où les gens ne savent plus que cultiver haine & méchanceté pour se sentir propulser en haut de l'échelle sociale. Moi tout ce que je cultive c'est les débris de sensibilité qu'il restait, on me les a confié. Mais qui écouterait une simple fille de 16 ans sur un sujet aussi contesté ? Je ne veux qu'être propulsée hors de cette planète. Mes échelles sont brisées & je bouffe des insultes. Je veux simplement courir loin, main dans la main avec toi, faire un bond & se retrouver sur Vénus, en faire un autre & atteindre Uranus. & pas seulement avaler les météorites qui viendraient me chatouiller la glotte de leurs mains poussiéreuses & engloutir ce sable qui semble me souffler "Tu es foutue" dans le fond de ma gorge. Je vomirais sûrement sur toi avant de contempler le chaos s'effectuer sur notre Terre. Admirer le désastre comme ils l'ont si bien fait avant. Me noyer dans tes yeux, & y rester seule. Je mourrai seule, comme prévu, mais chez toi, dans ta pupille & me délecterais de ton iris. Crever dans ta nature & à jamais t'aimer.
Je suis un spectre solitaire, l'ombre de l'iris d'un aveugle qui sait tout. J'erre comme une utopie. Je vois à travers. A travers ton instinct défectueux & décuple les sens. Je suis minuscule & faible, mais pas inconsciente.

# Posté le mardi 21 avril 2009 12:57

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:08

Carnage délicieux.

Carnage délicieux.
Listen : Endless Sacrifice - Dream Theater

Postscriptum : La photo, tout simplement parce que ça fait peur un dessous de langue, mais moi je trouve ça doux & énigmatiquement beau.


Carnage délicieux.

La mémoire atteint vraiment son comble quand on meurt. On oublie certaine chose mais pas les détails qui marquent. Je pourrai vous raconter comment un songe pareil m'a envahit, mais c'est un grand merdier dans ma tête & ça fait claquer ma mâchoire, des glissements de langue contre mon palais, la salive qui fait des bruits d'éclaboussures. Je ne vois plus qu'au présent, je suis à un stade où je ne me souviens plus.
Je fixe l'horizon chaotique, accoudée à ma fenêtre, une première & dernière cigarette aromatisée. Des halos de fumée noire inondent la ville, des éclairs dans le ciel. Les nuages charbonneux s'attaquent aux rivières & surgit une marée noire prête à engloutir la cité. Je sens une odeur de brûlé jusque dans ma gorge étouffée, ça crame mes plaies, j'arrête pas de gratter, d'enfoncer mes ongles dans ma peau saccagée. Une onde de carnage s'abat sur ce monde dépérissant. Des cumulus noircis de fureur viennent gonfler ma cage thoracique & s'immiscent dans mes poumons. Les cadavres d'ordures logées dans les catacombes dégradent à présent le ciel en un banc d'une grâce imprenable, une beauté nucléaire. Ils me semblent apercevoir des flammes dans les rues, la cause d'une voie lactée devenue pyromane, à incendier les étoiles, pourrir les météorites dégringolant à Terre. Les ombres se font de plus en plus discrètes, camouflées par ce flux de noirceur qui assaille notre corporation.
Je fume une première & dernière cigarette aromatisée. Bois un coup pour faire redescendre les cumulus qui déchiquettent ce qu'il reste de mon corps. Oublions le passé, le présent est plus frappant.
L'orage gronde & les gens hurlent. J'entends au loin le hululement d'un vent de crise. Le grincement des dents, les tremblements. Les marques de pneus triturent l'horizon. La poussière fracassent les immeubles & se délectent de nos entrailles. Les gens cours, les voitures dérapent. Peu à peu, tout devient plus déconcertant & un carrosse de monstres descend de la Grande Ourse pour venir embrasser les cieux. La douleur est de plus en plus évidente. Le Soleil se rapproche & je dégouline de sueur. Asphyxie nauséabonde, probabilité de décès.
Posée contre la fenêtre, j'admire l'apocalypse.

# Posté le vendredi 24 avril 2009 15:33

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:08

Tourne la clef enfoncée dans ma cage thoracique & souffles-y que tu ne veux pas que je meurs.

Tourne la clef enfoncée dans ma cage thoracique & souffles-y que tu ne veux pas que je meurs.
Listen : From my Shades - Crack Ov Dawn

Postscriptum : En fait, qui écoute vraiment les chansons que je mets en lien? Nadi.
Postscriptum 2 : En anglais, lundi, on a eu cette chanson a interpréter comme un poème. Le pire, c'est qu'on a pas choisi de nous-même, on a la classe.


404 not found.

"Une erreur est survenue sur la page, nous essayons de la régler dans les plus brefs délais."
Pourquoi continuer à faire semblant quand on sait qu'on existe dors & déjà plus ?

J'allume la radio en me disant qu'à présent tout ne peut être que différent. La musique se fait criarde. Je ferme ma porte à clef & m'allonge sur mon lit pour profitez de ce tapage. Tout me remonte en tête, les souvenirs, ce que je ne vivrais évidemment plus. Les gens encercle mon lit & pleurent. Les larmes fondent sur moi & j'espère que ça sera bientôt fini, cette torture, ce carnage autour de moi. Je croyais que personne n'y verrai que du feu, que je n'étais déjà plus rien. J'errai comme une poupée de cire, un air de zombie accroché au visage. Je pleurais sans arrêt sans que personne ne s'en rendent compte. Les gens aiment-ils les poupées? Avec ils s'amusent au moins. Mais j'étais pas le genre poupée gonflable ou même barbie, plutôt le genre de porcelaine, le genre dont les gens flippent. La musique me pète les tympans, c'est si bon. Les gens pleurent, quelle bande de cons. Comme s'ils ne pouvaient pas se manifester avant. Il faut toujours qu'ils soient en retard, que ce soit après qu'ils se rendent compte que "si j'avais été plus présent..." "& si je lui avais pas raccroché au nez." "Si seulement j'étais venue la voir comme je l'envisageais au lieu de sortir avec d'autres ce jour-là." Mais à quoi bon recenser tout ça ? Le mal est fait & si j'étais pas dépressive & chiante depuis mon enfance, je ressemblerais moins à un animal mort, déchiqueté par un ours en ce moment même. Carnage, douleur. C'est pas possible ! Il faut toujours que je me fasse envahir par des pensées nauséabondes.
Les larmes me percent le bide, je tourne mon visage fantomatique pour admirer mon corps inerte qui croupi à mes côtés.

"Une erreur est survenue sur la page, nous essayons de la régler dans les plus brefs délais."
T'as pas fini de dire des conneries toi ? Quand on est mort on ressuscite pas & l'erreur est belle & bien crevée.

Tout ça pour finir sur un "404 Not Found".

# Posté le dimanche 26 avril 2009 04:33

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:07

Je me sens vide, morne & sans fond, comme le tunnel dont tu as rêvé...

Je me sens vide, morne & sans fond, comme le tunnel dont tu as rêvé...
Listen : Augen Auf - Oomph!

Petit sondage : Quels sont vos groupes préférés ? Votre chanson coup de coeur ?
Petit sondage 2 : Quels sont vos écrivains préférés ? Votre livre coup de coeur ?
Postscriptum : Le texte suivant est un exercice d'anglais réalisé par mon Willy & moi, on devait écrire un poème d'amour en 16 vers & je pense que l'on a fait du bon boulot -- J'ai d'ailleurs bien envie de mettre ce texte en chanson.


The Wild Love.

He walked in a dark forest
After journeying for a while
He began his wildest conquest
At this time his face sported a smile

The sun light set aglow the hill
On the summit he saw an angel
He captivated by the beauty she made him feel
An angelic beauty which burnt like hell

He interweaved his firey look with her
Went out of the darkness like a vampire
In spite of the fear which inspired her
Excitation took hold of her desire

By a glimpse of heaven they embraced each other
Behind them the sun made love blaze for eternity
In front of the shadows their love was stronger
Into the moonlight the wildest conquest began for a long story...

WM & MW.

Traduction

# Posté le samedi 02 mai 2009 05:30

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:07

L'Amour est la seule force qui ne te fera pas mal lorsqu'elle te frappera.

L'Amour est la seule force qui ne te fera pas mal lorsqu'elle te frappera.
Listen : My Velvet Little Darkness - Lacrimas Profundere
BONUS .
Postscriptum : Mes modèles sont bien Willy & Dylane, sur ces photos.
Postscriptum 2 - Le 9 Mai : Joyeux anniversaire à Oria, ma Bestiinaah'.
Postscriptum 3 - Le 11 Mai : Joyeux anniversaire à mon Torrow' d'amour.


Organes libéraux.
♥ ♥

Je crois que l'amour m'a bel & bien défoncé l'âme. Il frappe d'un coup inimaginable pour te broyer l'intérieur de tout autre sentiment, moi qui ai toujours cru que je n'arriverai jamais à souffrir si délicieusement. Je ne voyais que le côté péjoratif de la souffrance & pourtant à présent, je ne réclame que les coups que l'amour m'inflige. Je suis sûrement devenue masochiste. Mon coeur se bombe & cogne jusque dans ma gorge, à force de lésions aphrodisiaques, il ne souhaite plus que s'enfuir hors de mon corps pour enfin ressentir la délivrance amoureuse & les périples jouissifs dont je peux profiter extérieurement. Je ne le comprends pas, il est pourtant si bon de rester au chaud à jouer les ascenseurs émotifs dans un corps avant si vide, maintenant trop près d'une âme pleine de conflits, un ascenseur jamais en panne qui cherche dans le bonheur les plus douces saveurs, le goût des plus chères. Tandis que le reste tente le goût de la chair. Une combinaison dangereusement subtile qui ne peut que foutre en extase. Du foutre sur la gueule, mais du foutre amoureux & donc forcément sentimentalement irréprochable. On est fou de croire que l'amour est profondément inexistant, qu'il se créer de façon cérébrale, je crois que ça n'a rien à voir avec le cerveau, que c'est le seul organe inutile dans cette histoire de dingue. Faisons abstraction de la pensée & laissons nous exploser, transpercer, dégager, s'électrifier par la force de nos organes pourries par la rouille. Ne pensons plus à tous & jouons avec les fluides, la chaleur, la froideur ou encore les pulsions gestuelles dont nous n'avions depuis longtemps plus de nouvelles. Corps à corps sensuel. Irrésistiblement tonifiant.
Mon coeur envoie des choques dans tous mes membres & je sens que je flanche, je transpire de plaisir & tremble de ne pas savoir quoi faire de tout ça. Je fais des gestes brusques & mon ventre tambourine dans tous les sens. J'ai chaud & froid à la fois, je me sens si libre de raison. Libérée des conventions. Démontée intérieurement.
L'amour fait un bien fou. Il me rend littéralement cinglée.

Torrow' + Fock ♥

« Je vous souhaite d'être follement aimé. » André Breton - L'amour fou, 1937.

# Posté le dimanche 10 mai 2009 15:31

Modifié le dimanche 30 août 2009 07:07

Je hais la facilité. Je t'admire. Duel sensuel, déchirement érotique. Inclinons-nous devant ce bref Chaos.

Je hais la facilité. Je t'admire. Duel sensuel, déchirement érotique. Inclinons-nous devant ce bref Chaos.
Listen : I hate everything about you - Three Days Grace

Postscriptum : Je vois de plus en plus de morts autour de moi, & ça craint assez.
Postscriptum 2 : J'en ai marre de vivre dans ce Monde de connards. Pourquoi la guerre écrase-t-elle toujours l'amour sans réaction d'indignations ? Comme si on vivait normalement, au milieu des cadavres, des insultes & des mensonges.


Églantine ou l'épine fatale.

Il rentre d'une dure journée de labeur. Papiers sur papiers, dossiers & café. Toute une journée à glander dans son enclos, un bureau apparent. Comme chaque soir, il rentre chez lui la peur au bide, parce que sa fiancée est trop distante depuis quelque temps. La peur de la surprendre en compagnie de quelqu'un d'autre lui choppe les boyaux pour les ronger avec ses petits crocs pointus, chaque jour. C'est un peureux, amoureux d'une peureuse.

Elle avait dispersé tout l'après-midi des pétales de roses dans la maison. Un peu partout, le couloir entre la chambre & le salon ainsi que le reste de l'habitat. Elle avait peur chaque jour de le voir arriver au moment où elle fricotait avec le voisin, l'air gentil pour mieux lui dérober des roses rouges sang dans son jardin après quelques minutes de discussion faussement engagée. Elle avait prévu ce jour depuis tellement de temps. Elle se sentait anxieuse mais prête à sauter le pas, il était temps. Le voisin la saluait & s'enfonçait dans sa petite maison de retraité en espérant qu'il se la taperait bientôt. Des idées aussi claires que sa peau ridée, titubant sur chaque os jauni par les excès d'une vie bien longue & remplie.

Il gare sa voiture à la place habituelle. Sors & dépasse sa terrasse pour ouvrir la porte d'entrée. Il la franchit & se retrouve le nez envahit par une odeur à l'arôme aguicheur, parfumé de passion démoniaque comme les cieux qui les englobent de façon angélique. Ses narines s'écartent vulgairement pour humer la fragrance aux relents délicats dévorant tout l'espace. Il traverse le salon, les pétales de sang inondent le canapé, le dessus de la télé & s'attardent également dans le couloir. Il marche lentement pour profiter de cet instant à l'avant-goût romantique qui s'offre ici à lui. Il passe sa main sur le mur, caresse en avançant. Il pose une main sur la poignée de la chambre à coucher en souhaitant y trouver sa merveilleuse fiancée, allongée sur leur lit en tenue de dentelle légère. C'est un truc de film ça, mon gars. Personne dans la chambre, le matelas & les couvertures sont étouffés par une masse de roses. Il ne reste pas longtemps & salive d'impatience en se disant qu'elle doit l'attendre sagement dans la salle de bain. Il ressort de la chambre & s'y dirige d'un pas érotique.

Toute la journée, elle se demandait si elle le ferait. Qui sait ce qu'il penserait de ça. Il la haïrait sûrement après avoir découvert le bouquet finale. Fini l'espoir jouissif voilà l'effet corrosif. Un poison à l'usure qui pénètre dans la chair. Elle réfléchissait, voulait le faire & suffoquer de l'avoir fait.
L'admirerait-il après, dans un vase de cendre? Lui chanterait-il encore cette chanson d'Aerosmith le soir sur le matelas conjugal, pour la distraire en vertu du repos imposé?

Il trépigne d'impatience de la retrouver, sa bien-aimée. Ses pas se font presque comme des sautillements enfantins. Un large sourire tend son visage en un rictus à la limite de l'acceptable. Ses yeux restent grands ouverts, les fleurs ornent le couloir assombri, l'exhalaison florale lui glisse encore & toujours, en vas & viens, dans les cavités du nez.
Il pousse la porte de la salle de bain, plus excité de seconde en seconde. Un cri d'effroi s'extirpe violemment de sa poitrine. Le mec tombe à terre & elle ne dit rien. Reste immobile dans la baignoire.
Il s'évanouit, tiraillé par un instinct soporifique. Un bruit de dégât retentit lorsque son corps trépasse au sol.

Elle l'avait fait. Avait pris son courage - ou sa lâcheté, tout dépend - à deux mains & s'était introduit vaillamment dans la baignoire pleine d'eau mousseuse & de pétales de roses ensanglantées. Une églantine épineuse à outrance entre ses mains griffées, malmenées. Elle pleurait, ça venait & elle ne souhaitait pas reculer. Elle voyait son visage une dernière fois, ancré dans sa mémoire. Ses yeux se clouèrent à ses cernes par les cils.

Le fiancé fut retrouvé allongé dans sa salle de bain, assommé par un choc crânien. Traumatisé.
La fiancée fut retrouvé morte dans la baignoire, une églantine rouge sang entre les mains, les épines imbibées de sa vie.
C'était sa fleur préférée, vous savez.

# Posté le jeudi 07 mai 2009 01:03

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 00:59